La Volontaire des Nations Unies internationale Sarah Louise Zorc (États-Unis) est Administratrice de la réinstallation auprès du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Mae Hong Song, en Thaïlande. Elle travaille à Ban Mai Nai Soi et à Ban Mae Surin, deux centres d’accueil temporaires situés à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.
La Thaïlande accueille 105 935 réfugiés birmans, répartis dans neuf centres d’accueil temporaires installés le long de la frontière avec la Birmanie. Entre 2005 et 2016, la réinstallation s'est avérée être la seule solution viable pour les réfugiés. Le HCR a travaillé en coopération avec les pays de réinstallation afin de présenter les demandes de réinstallation collectives et individuelles. Au cours des 10 dernières années, 101 160 réfugiés sont partis pour ces pays.
Sarah est responsable, entre autres, de la direction d’une équipe de Thaïlandais et de Birmans, qui a pour mission de documenter les cas, de mener les entretiens de réinstallation et de rédiger les dossiers de réinstallation pour les pays tiers. Elle apporte également son aide aux interventions mises en œuvre par le pays dans le cadre des procédures de réinstallation, notamment pour ce qui est de la planification, du profilage, de l’organisation logistique et de la vérification.
Les changements politiques récemment survenus en Birmanie ont entraîné des réformes internes, ce qui a poussé le HCR et d’autres parties prenantes à lancer la discussion sur le retour volontaire et à en préparer les modalités. La première opération de rapatriement librement consenti organisée par le HCR a eu lieu en 2016 et a permis à 71 personnes de retourner en Birmanie. La réinstallation se concentre désormais sur les cas des personnes nécessitant une protection ou une attention médicale.
Sarah définit les objectifs de réinstallation, qui incluent le nombre de réfugiés à soumettre à l’examen de réinstallation chaque mois, chaque trimestre et chaque année. Elle fournit aussi des conseils aux personnes dans les camps et explique pourquoi la réinstallation et le rapatriement librement consenti constituent des solutions durables viables pour les réfugiés.
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